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Ecole de croisière YAKAPARTIR : journal de bord du voyage voile 2007/2008


Apres une longue préparation nous partons enfin de La Rochelle le jeudi 11 octobre vers le Cap Finistére avec Jano, Doudou, christophe, Morgane et Moi bien sur...
La préparation est finie ( presque on finira les petits trucs en route...sinon si on attend d'être prêt on part pas...en plus ça nous occupera.)
Les panneaux sont mis, les révisions générales effectuées et le plein est fait...yapluka...

Nous sommes arrivées en Espagne au port de Portosin, en Galice juste au sud du cap Finistére, nous avons traversé le golf tout au portant avec une petite houle croisée qui a été dure pour les premières nuits...nous avons fait des quarts de trois heures pour avoir au moins 6 h de sommeil d'affilé (Momo et Christophe, Jano et Doudou, et moi tout seul...)
La lumière du compas étant tombée en panne nous nous sommes repérés aux étoiles...

Nous avons rythmé les journées par les apéros (très raisonnables...on aura du rab) la nourriture ( on va même prendre du poids!!!) et les siestes...la pèche a été décevante, rien.
A bord, bonne ambiance détendue, chacun a pris ses marques a bord et le sourire domine.
En arrivant nous avons hissé les pavillons, oh surprise j'ai oublié le pavillon français!!! nous en avons confectionné un de fortune...mais j'ai tous les autres même le pavillon argentin pour la rencontre France Argentine...

Nous étions content de partir mais on était content d'arriver, la Ria de Muros est superbe, entourée de petites collines boisées et d'énormes champs d'éoliennes. c'est vert et encore fleuri.
Nous allons descendre ensuite de mouillage en port vers Lisbonne, on fait le programme au jour le jour.

16 octobre

Nous partons de Portosin vers les îles de Cies, devant la Ria de Vigo Eole n’est pas au rendez-vous, on hisse le spi pour l’affaler aussi tôt…pas de vent…moteur, vive perkins. On a croisé pas mal de pécheurs, du coup on a mis nos lignes…pour les mouiller et les ranger sans succès.
Après un petit cours de météo on arrive vers le mouillage devant la grande plage a l’est de l’île de la Norte, toujours au moteur. On mouille l’ancre tout seul devant un paysage idyllique (si si je vous jure).
A peine arrivé je finis ma liste de travaux inachevé avant le départ, entre autre réparer le guindo pour remonter l’ancre. Ensuite on a savouré le coucher de soleil devant un bon petit apéro. De l’autre côté de la baie on a vue s’illuminer progressivement les lumières de la ville ainsi que les étoiles. Tranquille.
Avant de se coucher nous avons relevé des amers pour vérifier que l’on ne dérive pas la nuit il n’y avait pas grand risque avec la pétole persistante.

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17 octobre

On prépare le débarquement sur l’île on l’on aperçoit une foule importante se faisant dorés au soleil matinal…que des goélants. Petite balade sur l’île ou doudou se croyait dans la Creuse….sauvage et déserte.
On a quand même trouvé un restau bar mais fermè et une veille baraque en pierre que doudou s’imagine déjà restaurer.
Christophe après un petit plongeon non volontaire a l’embarquement en annexe nous a bien fait rire…
Nous nous sommes remis a pêcher et a farnienter, bilan : une bonne salade de chèvre chaud et un mulet suicidaire au moment ou on abandonnait la pêche pour remonter l’ancre.
Nous sommes repartis pour une navigation de nuit en direction de Nazaré, navigation avec enfin du vent !!!!force 4 a 5 au vent arrière, genois tangoné et retenue de bôme, chacun a assuré ses quarts (veille et navigation sur carte) comme d’habitude maintenant après une délicieuse palette de porc au pomme de terre cuisinée par notre spécialiste en viande. (ben on a pas encore cuisiné le mulet…) et Momo nous a fait une super tarte au pomme pour grignoter la nuit.

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18 octobre

Après une petite nuit agitée a cause de la houle et quelques claquements de voile, la pétole reprend et la risée perkins se léve en même tant que le soleil.
Au programme de l’émission de la journée, après l’intervention du soleil, ballet de dauphins de 3 heures environ avec valses et acrobaties suivis d’un concours de surf . Vers midi nous avons eu droit a un ballet aérien avec plongeon en piquet par la troupe des fous de bassans, puis dans l’après midi quelques rediffusions du matin avec pour finir un film érotique avant la nuit ou les dauphins et dauphines s’éxibaient avec tendresse et amour (ils le fond de face …) clôture du programme habituel par le soleil couchant.
Nous sommes arrivés a Nazare vers 22h après avoir croisé de nombreux « seineurs », bateaux de pêches qui encercle le poisson avec un filet qu’il referme par le bas avant de le remonter, a priori de la pêche a la sardine.

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19 octobre

Réveil matinal pour découvrir la ville, après les formalités de la Guardia et du capitaine du port qui parlait un anglais a l’accent portugais doublé d’un chevrotement un peu dur a comprendre pour notre anglais limité.
Après une douche qui n’a pas la même saveur après 3 jours…nous partons vers la ville, nous en avons profité pour approfondir le portugais : Una cerveja por favor….ben il faisait chaud…Sagres ou super boc pour les connaisseurs.
Suivie de sardine et morue
Belle ville qui est apparemment très touristique en été.
En fin de journée une petite brise thermique s’est levée ce qui a chatouillé la planchiste qu’est Morgane, du coup vamos a la playa avec ses 2 boys, Christophe et Gaël, porteurs attitrés du matériel de planche…c’est quand même encombrant…sur le bateau aussi mais bon Marco i parait est partit avec 4 planches lui alors…Après un petit départ difficile de la plage a cause des vagues (elle a eu son adrénaline….) elle a eu sa drogue… Pas de vagues pour le surf…jchuis frustré je devais en prendre quelques unes pour le pôto Samy (dis le professor).
Le soir on étudie la route, départ matinal pour arriver le midi pour se faire un restau a Port Peniche, tout un programme…

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20 octobre

Pétole encore, décidément…perkins… On arrive comme prévue a l’heure du repas, on a passé une journée a marcher, boire et manger, pareil le soir, tout en visitant Péniche qui est une petite ville sympa.
Pas de houleeeeeuuuux et pas de poisson au bout de la ligne…

Décidément entre les problèmes de mise en place du blog et la tenue régulière de ce petit journal….on est pas très assidu ...

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Petit résumé du 21 octobre au 5 novembre :

Après Peniche nous sommes partis pour Lisbonne toujours au moteur, au total 85 heures depuis La Rochelle….des qu’il y avait un souffle d’air nous avons envoyé le spi, Christophe a inauguré a la barre un départ au lof spectaculaire qui lui a laissé pleins d’émotions !!! jean lui s’est réveillé sur la couchette de Doudou ...
Nous avons remonté le Tage jusqu'à la marina de Alcantara (25 € la nuit et des chiottes dégueulasses plus le bourdonnement du pont…) après un petite visite de la ville Jean a repris l’avion vers la Creuse !!!
Nous continuons donc a quatre vers Cascais a l’embouchure du Tage, là, superbe Marina, pas chere, très clean… Nous y avons rencontré des français et notamment des voisins du ponton 12 !!!
Puis vamos vers Madeira, 4 jours et 3 nuits a 7 nœud de moyenne !!! pour le Gin fizz c’est beaucoup (si si je vous jure même si on a croisé un voilier qui a fait 10 nœuds de moyenne lui…15 m de long aussi) . Nous avons encore bénéficié des talents culinaires de maître Christophe : gigot, palette de porc et autres réjouissances… on a pas maigri.
L’atterrissage sur Madeire (260 000 habitants, 55 kilomètre sur 22, le Pico Ruivo de Santana culmine a 1861m) est impressionnant, une montagne au milieu de l’océan, avec une constellation de maisons blanches.
Funchal, la capitale est un site privilégié des lunes de miel des jeunes mariés… tout y est pour les enfermer dans leur cocon de béatitude exaspérante…sic…nous nous sommes amusés a leur proposer de les prendre en photo avec leurs appareils…terrible…les anglais pour sourire criaient « camembert », dans chaque restau des chanteurs chantaient l’amour, les décorations étaient des plus kitchs…
sinon on a fait l’intérieur des terres, et la côte nord en louant une voiture, ses cotes sont de toute beauté… nous avons trouvé une « plage a surf » j’ai bien nagé avec ma planche…
La nature y est très verte et riche en arbres fruitiers, les falaises de la cote nord sont abruptes et encadrent des petits villages de maisons blanches. Nous avons quitté l’île au bout de 4 journées pour Graciosa au Canaries.
La nav. fut assez agitée au début avec pas mal de houle assez courte et du vent, 7 au début puis 5 a 6 au travers, du coup la première nuit ne fut pas très reposante…
L’éolienne ne sert plus a la décoration !!! Un fil n’était pas branché… ça marche enfin ça tombe bien il faisait gris et les panneaux solaires donnaient un peu moins.
Nous arrivons a Graciosa pour le repas de midi, magnifique île de sable et de volcans rouge et jaune, ou on se sent en dehors de tout…nous avons profité du calme ambiant, du village blanc aux routes de sable pour déconnecter.
J’ai pu faire un peu de surf, et Morgane de la planche (son coccyx s’en souvient après le transport du matos a travers les rochers) youpi. Nous avons rencontré Yoyo, un sénégalais blanc et clown de surcroit qui a fait un spectacle sur la plage pour les gamins des bateaux et du village. On a pensé a Marco « on va en bouatte !!! » et avec doudou on a tiré des bords de bars en boite … hips … Nous l’avons quitté avec regret cette île de sable, elle est de loin notre meilleure escale.
Dernier jour pour Doudou et Christophe, qui reprennent l’avion de Arrecife. Nous n’aurons plus le « ah oh ouar you » du matin. Nous naviguons maintenant a 2 jusqu’au 9 novembre ou nous embarquerons les nouveaux passagers…ça fait bizarre de naviguer a 2 maintenant, après déjà 1 mois…
Je pense souvent a Marco qui bosse a la rochelle et gére Yakapartir, Yakaréver et Rêve Agissez en même temps alors qu’il voulait arréter…heu …on t’aime Marco !!!

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Du 9 novembre au 17 novembre

Nous accueillons Jérôme et Sarah a Las Palmas pour une semaine de navigation sans un souffle d’air !!! A part deux journées a force 5 qui nous ont permis d’aller a Tenerife.
Nous avons fait du cabotage autour de Gran Canaria, et nous avons profité des beaux mouillages pour bronzer (Sarah…) nager, faire du surf et de la planche a voile pour les autres. Oh miracle notre premier poisson exotique, un Baracouda !!! ça nous change du maquereau …
Et nous avons clôturé cette semaine par un balai de dauphins.

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Du 18 au 28 novembre

La, j’ai un souci de pression d’huile sur le moteur…au boulot…on croit avoir tout préparé ou prévu et paf… Manque de pot, impossible de trouver des pièces de moteur perkins a Las Palmas…du coup on les ramènera de Paris car nous allons y faire un saut pour le salon nautique…
Alors nous flânons à Las Palmas, un petit peu de surf, de farniente et surtout le soir, le festival Womad, rendez-vous international de musique, gratuit…nous y avons écouté des concerts de chine, amerique du sud, Israel….Que du bon. Nous rencontrons Camille, par hasard sur les quais, qui est des grenettes a l’île de Ré, qui a fait du cata en même temps que morgane et du surf aux grenettes en même temps que nous et on attend de se voir à Las Palmas pour faire connaissance…
Comme disait Yoyo la mer et grande mais les ports sont petits… Camille se prépare à partir sur Star Chaser un swan 51, pour la course de l’Arc qui met le port de Las Palmas en pleine effervescence. Départ pour tenerife…

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Du 29 au 9 décembre

Nous laissons le Thelis pour 10 jours a Tenerife, a la Marina de Atlantico le temps d’aller a Paris pour tenir un stand au salon nautique.
Arrivés à Paris, Maryse et James nous accueillent royalement a coup de pommeau et de champagne avant de nous déposer dans la foule du salon…. Nous retrouvons Marco, steph et Regis d’Ocean Croisière avec qui nous partageons le stand.
Une semaine de fou ou nous travaillons le métier de commercial… nous testons différentes techniques d’accroche pour nous vendre : « elle est belle ma croisière, 10 a la 12aine… » « Gratuits pour les filles…non accompagnées… » quand Steph et Morgane n’etaient pas la… « pour 10 stages achetés une journée offerte… » « croisière au kilo… »
avec plus ou moins de succès, le bonjour tous simple était aussi très efficace… Nous avons distribué des ballons aux enfants… Marco a joué de l’harmonica, fait du monocycle…enfin fait le clown comme d’habitude…et les filles ont fait du racolage actif avec des ballons dans les cheveux… Au final beaucoup de contacts, quelques inscriptions, un bon rhume carabiné et une semaine de squat a 3 dans le camion…et a dormir chez les uns et chez les autres…
Retour a tenerife le 9 décembre OUF…mais début de la mécanique….

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Du 9 au 15 décembre

A peine arrivés, nous attaquons le moteur…avec les conseils précieux de Jérôme (un voisin de ponton a La Rochelle, de la boite « Pacelem »(je suis plus sur de l’orthographe) qui m’a aussi fait le portique). Nous sortons le moteur dans la descente accroché à des palans…démontons l’inverseur, le volant moteur, le carter moteur…etc… pour changer la pompe a huile et un joint a l’arrière du moteur…ensuite on remonte tout après plusieurs échanges téléphoniques avec Jérôme pour ne pas faire de bêtise…(mécanique par correspondance) …
Mais il y a toujours un truc qui casse…un des pieds moteur au remontage et deux boulons a 45€ HT pièce chez perkins…fou non… Heureusement Anne qui arrive le 16 nous ramene le pied du moteur (pas le bon j’ai commandé le mauvais coté… après un raboutage a la Dubou ça tient) et Cécile nous amènera les boulons plus tard. Youpi le moteur tourne, ne fuit plus l’huile et en plus il fait moins de bruit qu’avant…
Momo a en plus eu droit a un cours de mécanique

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Du 16 au 30 décembre

Arrivée de miss Anne (qui n’aime pas les jeux de mot avec son nom)… Pour le trajet de Tenerife a Dakar. Nous avons loué une voiture a tenerife pour visiter et nous avons vu … beaucoup de brouillard ,de nuages et de pluie mais dans les éclaircies c’était superbe, montagne, verdure, falaise, mer déchaînée sur les rochers … on ferait presque de la poésie ……….
Après une petite soirée d’adieu à Vincent, notre voisin de ponton avec qui nous avons passé de nombreuses soirées et qui ma bien dépanné en outil pour le moteur…Vamos a Dakar. 6 jours de mer avec une houle parfois croisée parfois petite ou grosse et un vent de 4 a 6 beaufort… 6,5767889 nœuds de moyenne approximativement.
Nous avons passé Noël en mer avec remise des cadeaux et tout, de belles photos et vidéos que le chauffeur de taxi ou nous avons oublié l’appareil photo doit aprecier !!!
Nous passons la presque île du Cap Vert entourés de pirogues de pécheurs,puis l’île de Goré avant d’arriver au mouillage devant le CVD (cercle de voile de Dakar)ou nous sommes accueillis par Elage le « taxi » pirogue qui fait la navette entre les bateaux au mouillage et la plage. Nous étions déjà pas inconnus car Mike l’ avait prévenu de notre arrivée, Mike ancien voisin de ponton a La Rochelle et ami… qui nous a fait faire un petit tour dans sa voiture de fonction avec chauffeur…
La découverte de Dakar et surprenante après 6 jours paisibles… foule, pollution, bruit, alpagage par des guides improvisés ou des vendeurs de toutes sortes….Il fait bon retrouver les copains au cvd le soir. Mais on s’habitue à Dakar, de plus une fois sortis du centre ville il y a de très jolis coins, N’gor, l’île de Gorré, le village des tortues, le phare des mamelles, a la périphérie de la ville. Nous avons retrouvé Vincent et sa famille, des anciens stagiaires…décidément…nous avons navigué une journée avec ses « drôles »
Puis Anne est repartie tristounette a La rochelle … Le lendemain de son départ nous avions prévu une petite journée en amoureux sur l’ île de N’gor pour surfer et farnienter… mais une sévère tourista s’est imposée au planning…je passe les détails.

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Du 31 décembre au 12 janvier

Le 31 nous accueillons Cécile juste pour le réveillon ( à peine remis de la tourista…), nous avons passé une bonne soirée au cvd avec un spectacle de fouet par Yoyo que nous avions déjà croisé à Graciosa au Canaries…animée et rythmée par des percussions et de la danse africaine,le spectacle est magnifique. Après une petite visite a N’gor pour aller voir la droite (vague), ou nous avons fait faire un baptême de surf a Yoyo …nous préparons le lendemain le bateau, faisons l’avitaillement et une petite navigation de révision avant la traversée vers le Cap Vert.
Nous avons mis 50 heures pour la traversée…7 nœuds de moyenne au travers largue… le Thelis n’a jamais aussi bien marché que durant ce voyage… bon on avait quand même le courant avec nous. Ah ! on a aussi péché 2 petits thons avec la ligne qui n’a rien pris depuis La Rochelle… Nous arrivons à Praia sur Sao Tiago, au mouillage.
Nous passons une journée entière a faire les « papiers » d’entrée sur le territoire et a attendre que le chef du Tampon arrive…. Sur Chaque île, a chaque escale, il faut faire des déclarations d’arrivée ou de départ…c’est assez contraignant et plus ou moins rapide suivant les bureaux…et 4,5 € a chaque déclaration de sortie… avec reçu.
Après avoir été optimiste pour aller à Fogo, en tablant sur une moyenne de 6,5 nœuds…le vent est tombé et nous nous sommes rabattus sur Tarrafal, magnifique mouillage, encadré de petite montagne ocre, d’une plage de sable blanc et de petites falaises sombres ornées de bougainvilliers, mais très venté… 30 nœuds presque tout le temps, nous avons mouillé les 2 ancres. Le village était paisible et en plus il y avait une belle vague au sud… avec des surfers locaux très cool, nous y retournerons. Au mouillage nous avons retrouvé 2 catas que nous avions croisé à Las Palmas dont « bulle d’o » qui s’est formé à La Rochelle avec Pierre de la Macif. Les mouillages aussi sont petits…. Nous sommes repartis en tirant des bords vers Maio, encore un superbe mouillage décrit comme rouleur par les guides mais nous avons à peine bougé.. Ambiance paisible a terre et des habitants accueillants et souriants, plus qu’a Praia, la capitale.
L’eau y était turquoise et la baignade tentante. Puis, dernière nav pour Cécile afin de retourner à Praia pour prendre son avion en direction du froid.

Nous attendons les prochains stagiaires...

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Du 13 janvier au 27 janvier

A Praia on prépare le bateau pour les nouveaux stagiaires (plein d’eau, nettoyage, lessive…) avec Cathy qui est arrivée la veille avec du saucisson corse (mouteubon…). Emmanuel et Monique arrivent enfin a l’aéroport avec 4 h de retard… Apres une petite révision voilistique pour tout le monde, nous partons pour Cidade Velha, enfin on quitte Praia qui n’est qu’une grande ville … , les femmes à la manœuvre et Emmanuel à la barre avec un bon force 7 au portant.

Arrivés à Cidade Velha : c’est un beau dépaysement, il s’agit d’un petit village le long de la falaise avec pas mal de pécheurs sur la plage, le capitaine du port (enfin de la plage) nous prie de repartir car nous n'avons pas prévenu Praia que l’on passait la nuit ici… mais après quelques discussions on reste une nuit… petite nuit rouleuse… Les papiers au cap vert, Ce n’est pas une mince affaire … A chaque départ, chaque escale, il faut remplir un formulaire…
Ensuite nous arrivons à Tarafal au nord de Santiago, après 8h de route et une bonite en carpaccio, ou nous espérions faire du surf… pas de houle… mais Momo a pu faire de la planche. On y reste 3 jours, le temps que la bronchite d’Emmanuel passe. Nous avons fait une petite randonnée dans la montagne, au retour, on nous a dit qu’il ne fallait surtout pas y aller non accompagné par un local, car il y a eu quelques détroussages !!!

De Tarrafal, nous partons sur Ilha do Maio, ou nous avons fais du surf en annexe avec un beau chavirage cul par-dessus tête à l’arrivée…nous y restons une nuit, après une petite visite, le village est vraiment tranquille.
Nous repartons (encore) pour une navigation de nuit vers Fogo. A l’arrivée nous nous amarrons avec 2 ancres à l’avant et une amarre à terre à l’arrière, car le port est tout petit et le ferrie prend toute la place en arrivant. Là nous trouvons un guide pour nous emmener sur le cratère et un gardien pour surveiller le bateau et faire le plein d’eau. Le centre de l’île est magnifique, du paysage vert au paysage lunaire, montagne noire de pierre de lave, des cratères, des coulées de lave qui atteignent le début des villages environnants (la dernière éruption date de 1995.) Nous en avons pris plein les yeux et plein les papilles après avoir dégusté du fromage et du vin local. A notre retour, oh surprise, voire mauvaise surprise, le gardien s’est fait piquer un de nos bidons d’eau et en rentrant dans le bateau nous nous rendons compte que nous avons tous été délestés de notre argent…après une courte enquête mené par Claudio, notre guide, nous retrouvons les coupables (Los piratas): le gardien et deux complices. Nous récupérons nos sous en échange de ne pas aller à la police…….MERCI CLAUDIO. Du coup nous restons mitigés sur cette escale…et sur nos gardes pour le reste du séjour…
Nouvelle nav. vers Brava, petit paradis de verdure aux gens chaleureux et accueillants, dommage que mon séjour ait été gâché par une bonne tourista….

Le retour a Praia fut mouvementé au début (un petit mal de mer pour Monique), puis déventé a la fin….la plus longue nav de ces 15 jours (15 heures). Nous raccompagnons tout le monde a aéroport et il est l’heure pour nous de préparer la TRANSAT…tatatin…. Nous retenons du Cap Vert de magnifiques paysages arides parsemés de verdure, la vie des petits villages de pécheurs est rythmée par les retours de pêche et l’animation des mamas qui se disputent le poisson, les marchés plein de senteur et de couleur, de fruits et légumes variés. Mais aussi la pauvreté, la différence de niveau de vie entre les gros 4X4 et les gamins en haillons, la pénurie de travail malgré des gens courageux et volontaires. Et encore une certaine insécurité liée à la tentation de la richesse que représente le bateau…

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Du 28 janvier au 12 février... LA TRANSAT !!!

Après un gros avitaillement (on prévoit large pour le cas où, au moins 1 mois ½ de marge…), 300 l d’eau, nourriture, gaz, gazoil et une inspection générale du gréement et du moteur, nous sommes parés pour le départ… Nous partons le 30 janvier dans « la pétole » que la météo prévoit pour plusieurs jours en espérant toucher du vent en quittant l’archipel … nous avançons péniblement au moteur (5 nœuds) et de temps en temps à la voile (3 à 4 nœuds). Nous prenons des ris pour ne pas que les voiles claquent trop fortement dans la houle… Nous avons un ciel gris et pas de vent pendant 4 jours… ça joue sur le moral…nos estimes d’arrivée à ce rythme nous donnent 20 jours de mer….sachant que nous avons que 96 h de moteur… Mais heureusement Eole se lève (ainsi que la houle). Par conséquent, on garde les harnais dés qu’on est seul le jour et systématiquement la nuit.

Nous rythmons nos journées par la prise de la météo sur RFI à 11h30 UT avec le récepteur BLU, la cuisine (Morgane fait une super mousse au chocolat tous les 3 jours…), la vaisselle (Gaël, on inversera pour la transat retour), plus quelques exercices physiques pour garder la forme (pompes, tractions et entraînement de boxe …si si…mais il n’y a pas eu de coquards …)

Tous les 2 jours on regarde un petit film sur l’ordinateur, suivit d’un apéro en jouant au poker twist avant d’enchaîner sur les quarts de nuit après le dîner. (des quarts de 3h30, de 19h à 9h du matin local avec une petite sieste supplémentaire dans la journée.)

La pêche n’a pas été très fructueuse, 2 petites dorades coryphène, un repas par poisson. Plus quelques poissons volants cuits au citron…nous en avons gardé sur la fin pour en faire goûter à mes parents en Guyane.

Le 8 février vers 10h UT (soit 7 heure local), à 4 jours de l’arrivée, BELLE FRAYEUR, nous ressentons une grosse vibration dans le bateau pendant plus ou moins 20 secondes (peu etre plus …) , Thélis et sont équipage sont bien secoués ( ce qui réveille Morgane)….Tout s’accélère :
Je crois dans un premier temps à un container qui racle la quille puis je crois talonner, toucher le fond… mais il y a 3000m (un volcan surgit des profondeur ???)…Ensuite j’opte pour un mammifère marin pris dans la quille…Mais le bateau n’a pas ralenti et il n’y a pas eu de choc…. Alors je me dis que la quille est peut être en train de se décrocher… Argg… Nous inspectons tous les fonds ainsi que les boulons de quille (qui sont stratifiés donc pas très visibles…) et coffres pour être sur qu’il n’y ait pas de voie d’eau, … tout semble normal …mais l’hypothèse de la quille ne me quitte pas… Pour le cas où, on prépare le radeau de survie dans le cockpit, la balise de détresse, le bidon de survie, les combinaisons de plongée…la totale…on prévoit le pire : l’évacuation du navire, en calculant le temps de route qu’il nous faudrait pour arriver…pour anticiper le rationnement (si la balise ne fonctionne pas)….Que du bonheur …. Morgane me dit par la suite qu’elle ne m’a jamais vu aussi blême, voire translucide…

Le temps passe péniblement, sur le qui vive, à l’écoute du navire…dans un stress omniprésent, nous révisons même le « manuel pratique de survie en mer » que j’ai récupéré dans un radeau périmé. Nous n’avons pas d’autres surprises…le lendemain après une mousse au chocolat dé-stressante on remet le bateau en route en vitesse de croisière normale…la tension redescend….

Nous arrivons finalement le 12 janvier au soir après 13 jours de mer. En arrivant aux îles du Salut nous avons la même impression qu’au dernier voyage en voyant la végétation luxuriante des îles, du vert que du vert après 13 jours de bleu et 1 mois de semi-désert au cap vert….L’odeur de la terre humide nous enveloppe, le chant des oiseaux, des grenouilles, des insectes nous berce ainsi que le balai des chauves souris…. La saveur du premier Ti punch finit de nous enivrer… On est arrivé………………….
Après une inspection minutieuse de la coque en plongée, je ne relève aucune rayure ni dégât sur la coque.

Nous retrouvons Line et Olivier à Kourou, des amis vivant sur place et habitant sur leur voilier, à qui nous racontons notre aventure. Ceux ci nous font part d’un article qu’ils ont lu dernièrement sur Voiles et Voiliers, relatant le tremblement de terre qu’il y a eu en Martinique et qui a été ressenti par des voiliers sur l’eau… Je n’aurai jamais imaginé que les ondes sismiques puissent se propager dans l’eau… Nous commençons à croire que ce serait l’hypothèse la plus probable dans notre histoire.

Nous avons une deuxième confirmation de ce fait par Pierrot, Skipper de « la Hulotte » à Kourou, qui nous informe qu’il y a eu effectivement un séisme en Guyane a la même date et dont l’épicentre se situait aux environs de notre position…

Après quelques recherche sur internet nous trouvons la confirmation du séisme, il y en a effectivement eu un sur la dorsal océanique d’une magnitude de 7,2, à 9h 38 min et dont l’épicentre ce trouvé a la position : 11,59° N et 42,90° E soit 11°35’ et 42°54’
Notre position à ce moment était de : 10° 40,6’ N et 41°48,3’W… Nous nous trouvions donc à environs 80 milles nautique, environs 150 kilomètres

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Du 13 fevrier au 2 Mars en Guyane

Le 13 au matin, nous sommes pris a l’abordage par les douaniers….en effet, ayant raté sa manœuvre d’accostage, Bernard le gradé, a été catapulté sur le pont sans préavis…surprenant…nous avons eu le droit à leur compagnie pendant deux bonnes heures, après une fouille du navire et une vérification de tous les papiers…tous…bon début de journée…
Arrivés à Kourou , nous retrouvons les mêmes amis qu’il y a quatre ans (à part mike et steph)…Ti punch…

Nous appelons mes parents, qui sont arrivés en Guyane le même jour que nous, pour les rassurer, ils nous retrouvent avec Bernard et Mathilde à Kourou…Ti punch… Nous nous organisons pour différentes excursions. vers :
Les Iles du Salut, (Ti punch...)
Les marais de Kaw où nous admirons les caïmans, (Ti punch...)
Le village Mmongh de Cacao en passant devant un chateau fort (construit par un excentrique fan du seigneur des anneaux !!!)...(Ti Punch...)

Nous ne serions pas partis sans passer un petit bonjour à nos amis de St Laurent du Maroni au village amérindien d’Espérance…Très gros et nombreux Ti Punchs autour de grillades…et un lendemain difficile pour Gaël…qui a raté une excursion en pirogue dans la mangrove et au Surinam avec Hendrique….(on n’avait plus de batterie pour les photo…sic…)
Françoise (maman de Gael), Mathilde et Bernard qui ne connaissaient pas la Guyane sont enchantés de leur séjour. Nous sommes fin prêt à reprendre la « route » et poursuivre l’aventure..nous avons déjà les réservoirs d’eau remplis, grace à l’eau de pluie que nous avons récupéré.. (il a du pleuvoir les trois quart du temps !!)
C’était une bonne saison des pluies…
Après une derniere escale aux îles du salut et un dernier punch avec Pierrot sur la Hulotte nous partons vers la Martinique…

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Du 2 mars au 6 mars trajet Guyane - Martinique

En route vers la Martinique…la navigation fut éprouvante de part le trajet au bon plein, chargé d’embruns qui nous empêchaient d’aérer le bateau, le soleil de plomb qui nous grillé a l’extérieur et créé une étuve à l’intérieur…j’aurais du installer un bimini…plus la fatigue et l’eau javellisée de Kourou qui nous a retourné l’estomac…nous étions contents d’arriver…
Nous avons vu nos premières Physalis et paille en queue, on ne compte plus les dauphins.

Du 6 mars au 18 mars

Nous voilà arrivés au mouillage du Marin en Martinique ( Aire de repos de l’autoroute transatlantique… il y a du monde…waouh…) pour une escale technique, en effet, durant la transat, le safran avait pris un sérieux jeu (boum, boum … à chaque vague…) du à l’usure des bagues de fixation. Ce n’est pas un gros problème mais cela à nécessité la mise à sec du bateau et son immobilisation pendant 5 jours.
En attendant le créneau pour le grutage, on se fait plaisir au mouillage à l’anse Caritan en alternant entre planche à voile et ballade a terre… et plein de rencontres et retrouvailles sympathiques (la mer est grande mais les ports sont petits !!!) Nous avons donc été terrien pendant 5 jours….où nous avons retrouvé Pascal (grand Pascal) qui travaille sur le terre plein, Pascal avec qui j’ai fait mes premiers bords sur le Yakapati, mon premier bateau….10 ans déjà….
En attendant les pièces pour le safran, nous avons loué une voiture et fait du surf à Tartane sur la presque île de la Caravelle, que du bon.
A par un petit coup de marteau sur l’arcade sourcilière en remontant le safran, qui me donne un air de mauvais garçon… l’escale technique s’est bien terminée avec une remise à l’eau le 18 mars.

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Du 19 au 30 mars

En attendant les prochains stagiaires… re-planche à voile à l’anse Caritan (encore…) où Morgane a failli percuter une grosse tortue, (rose avec une trompe… heu non ça c’est moi qui l’ai vu mais Momo ne m’a pas cru… donne du rhum à ton homme …), puis nous nous rapprochons de Fort de France en passant par l’Anse Chaudière ou nous sommes tranquille, seuls les tortues et les poissons nous tiennent compagnie… mais pas dans l’assiette car on n’a rien pêché…
Ensuite, nous passons par la petite anse d’Arlet, mignon petit village et l’anse Mitan en face de fort de France où nous accueillerons les stagiaires.
En arrivant, on se fait héler du quai « Oh, Gaël, yakapartir… » un bon copain de Marco que l’on devait retrouver… il nous a vu en premier. On fait connaissance avec une bonne soirée (un peu arrosée… bizarre…) Il vient juste de racheter un chouette voilier de 11m de construction américaine, qu’il rénove en ce moment.
En attendant l’arrivée des nouveaux stagiaires, nous relouons un véhicule à moteur pour aller faire de la planche à vague, le truc ou on essaie pendant 2 heures d’être debout…mais au final on y est qu’à peine 10 minutes (pour les meilleurs)… mais c’est tellement bon…si si au milieu des éléments, à attendre « the wave », à regarder les oiseaux, les poissons, zut j’ai pas vu la vague… bon la prochaine…
Sinon on a croisé un bateau de La Rochelle « Elite Yachting », en fait on en a vu plusieurs mais là on se connaissait un peu, nous avons passé une bonne soirée à leur bord, mais oh surprise… y a plus qu’une annexe au cul du bateau… la notre à disparu… soit on a mal fait le nœud soit « on » a défait le nœud !!!!

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Du 30 mars au 13 avril

Nous accueillons Serge et Sylvie pour 15 jours. La première semaine nous sommes restés en Martinique car il y avait 4 à 5 mètres de houle d’annoncé plus des rafales de 35 à 45 nœuds….
Au fait, on avait une annexe de secours (rebouchée à la rustine a vélo) et nous nous sommes fait prêter un moteur … ouf Nous avons donc caboté de crique en crique le long de la côte sous le vent. Ce qui a permis d’amariner l’équipage.
En escale à la grande Anse d’Arlet nous avons croisé « Notre Dame des Flots », vieux gréement de La Rochelle, propriété de Pitchoune et Pépo, en route pour le Canada, puis le Groenland !!! On les retrouvera à la rochelle à leur retour.

Après un avitaillement au Marin nous partons pour Sainte Lucie et les Grenadines, avec une première escale a Rodney Bay pour les formalités douanières et le lendemain une halte a Marigot Bay, petite crique « carte postale » avec cocotier et sable blanc mais encombrée de voiliers… puis seconde escale au mouillage des 2 Pitons, aux paysages grandioses au pied des sommets verdoyants…
Serge et Sylvie sont aussi contemplatifs que nous, devant ces paysages, et ils participent activement à toutes les manœuvres et à la marche du bateau, même lorsqu’il s’agit de remonter l’ancre à la main (en effet le guindeau n’est pas réparable…), les filles sont particulièrement motivées, ce qui nous convient bien à Serge et à moi.

Après avoir dépassé St Vincent nous nous dirigeons vers Béquia pour une escale de charme à l’Anglaise, pelouse et jardin bien entretenus, service à la british et population particulièrement accueillante.
Serge et Sylvie aillant beaucoup entendu parler de l’île Moustique et du bar Basile…nous y fûmes escale, et même un barbecue de poissons sur la plage dans un décor inoubliable, il ne manquait plus que les timbres sur la carte postale….

De carte postale en carte postale nous poursuivons sur Mayreau dans l’anse « Salt Whistle », annexe de Switch.freu…on y croise beaucoup de leurs catamarans….
Là, nous y avons dégusté une fabuleuse langouste de 3 kilos au moins, cuisiné par Serge au beurre et une sauce au beurre Nantais (250 gr). Ce fut un concert de Hum, olala, hum, miam, c’est un régal, goûte ça aussi… Puis les Tobago Cays, prononcé « Cayyzeuu »….là la vue était presque surréaliste tellement les contrastes et dégradés de bleu étaient intenses….sans compter la plongée dans un véritable aquarium sous marin….mais là il n’y avait pas de vitre…et on pouvait presque toucher les poissons….ce site mérite bien sa réputation.

Le 11 au matin nous rentrons sur la Martinique pour 20h de navigation et une belle nuit étoilée. Après un petit déj. a l’anse Dufour nous rentrons dans la Marina de la Pointe du bout.

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Le 13 avril

Martine la nouvelle Stagiaire, nous rejoint et nous partageons un repas chez Marie Joe un restau « tipic kreyol », chez l’habitant…tous les cinq nous n’en revenons pas de la succession de plats qui défilent devant nous….acras, soupe de poissons, écrevisses, lambis, poissons, cabri, poulet….accompagné de nombreux légumes locaux….la cuisinière vient en fin de repas nous rouspéter « y fo finiw, y fo tou manger ! »….l’ambiance était assurée par un club d’octogénaires créoles en pleinent forme avec chants et rires communicatifs.
Soit de bons souvenirs pour ceux qui partent (serge et Sylvie) et celle qui arrive ( Martine). !

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Du 13 avril au 20 avril

Nous voilà repartis avec Martine, après une petite escale à l’anse d’Arlet puis dans la baie de St. Pierre, au pied du Mont Pelé ennuagé, avec un petit coucou des douaniers pour un contrôle de routine et un cours sur le rayon vert, que nous avons entraperçu.
Nous traversons le canal de la Dominique qui fut légèrement agité, avec quelques dauphins et une baleine aperçue par Momo sans compter les nombreux oiseaux…
La pêche fut miraculeuse…ment décevante….
Nous prenons un corps mort devant roseau Bay juste avant le couché de soleil, et en repartons au levé du soleil pour Marie Galante.

Sur le chemin nous croisons encore dauphins et baleines…mais nous n’étions pas assez rapide pour dégainer l’appareil photo.
A Marie Galante, Ti punch au Rhum bielle, et repas au lolo (petit bouiboui où on mange très bien avec les locaux.). Nous louâmes une calèche à moteur pour emprunter les sentiers goudronnés de l’île, belle île agricole, parsemée de champs de canne à sucre, de moulins, aux paysages prochent de la Bretagne (dixit Martine) avec l’eau chaude et les bonnes températures en sus…
Après la visite de la rhumerie Bielle, nous repartons les bras chargés de souvenirs liquides… Ah, on a aussi cherché en vain le Gin Fizz en rénovation de Bertrand, un ancien stagiaire, il faut dire que j’avais perdu ses coordonnées…
Nous repartons le lendemain, pour une dernière navigation ensoleillée pour Martine en direction de St. François en Guadeloupe.
Martine y retrouve une ancienne collègue, Isabelle, qui nous propose une petite visite de la côte Est de Grande Terre, elle en profite pour nous indiquer les spots de surfs du coin….malheureusement la houle est complètement tombée et y pas de vaaaaguueeeeuuu…snif….
Un dernier au revoir à Martine (titine) et nous revoilà à deux pour la suite du parcours.

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Du 21 au 2 mai

On a traînaillé au mouillage à St. François pendant quelques jours… puis on a bougé à St Anne pour retrouver un copain, Bernard avec qui j’avais passé le PPV il y a quelques années…
A st Anne on attend que la houle remonte pour pouvoir chevaucher nos planches de surf sur le spot à 200 m … en vain…enfin une seule fois mais c’était tout petit…
Du coup on a loué une voiture 4 jours pour visiter grande terre et chasser des papillons pour mon père mais aussi pour surfer sur la côte exposée… que du bon … le matin: papillons, et l’après midi: surf…

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Du 2 mai au 9 mai

On part le 2 mai pour les Saintes en passant par l’îlet Gosier.
Aux Saintes nous avons fait une petite randonnée plus quelques plongées sympas à l’îlet cabris (pleine de chèvres…), nous avons retrouvé Bernard en charter avec des clients pour un petit apéro et des crevettes flambées…
Après une escale sur terre de Haut, nous quittons les Saintes pour l’anse Deshaie et deviné quoi ? on reloue une voiture pour visitationner, chasser des insectes volants (papa va être content )et surffouiller… cela devient notre principal objectif, une vraie drogue…
On a admiré les chutes d’Acomat et la forêt tropicale de Basse terre.
En rendant la voiture il y avait des manguiers tellement chargés que les mangues roulaient sur la route, Morgane en a fait une belle provision, les meilleures mangues que Morgane n'ait jamais mangé…

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Le 9 mai nous partons vers St Martin... la transat retour approche...

Du 9 mai au 17 mai

On retrouve les Rochelais Pat et Steph sur leur voilier, et nous préparons le bateau pour la transat retour, du bricolage, de l’avitaillement et quelques kilos de livres pour nous occuper l’esprit…
Durant l’avitaillement nous nous rendons compte que le kilo de fruits et légumes et presque aussi cher que le kilo d’appareil photo numérique…
On retrouve des anciens stagiaires en vacances à St Martin, Claude et Claudie pour un petit restau (une pizza à la langouste qui n'a pas fait le bonheur de Claude…)
En faisant la révision générale je réalise quand coupant l’électricité … les lumières se rallument… cela est du à un faut contact sur le moteur, le diagnostique fut découvert au bout de 5 heures d’investigation… les mystères de l’électricité…
Au final, nous sommes prêts à partir avec 440 litres de gazoil à 1 dollar le litre…(1€ = 1,5 dollars) … 400 litres d’eau et à manger pour plusieurs mois…
Avant le départ, nous faisons une petite pause à Orient Bay pour un dernier coup de surf avant ze transat retour : 2200 milles en route directe.

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17 mai au 4 juin, Transat retour...

Et c’est parti pour la transat retour !!!
Tout le monde a l’air de prendre le large en même temps, la fenêtre météo annonce du beau temps avec plus de vent que la pétole de c’est derniers jours…
On échange quelques mots par VHF avec plusieurs bateaux, les uns partant pour les Bermudes, les autres pour les Açores. Nous choisissons de faire une route directe plutôt que de remonter au Nord pour trouver du courant ou du vent plus favorable… Nous avons la lune avec nous au départ, un beau ciel étoilé et un peu de vent.
Dés le deuxièmes jour, le spectacle de la troupe de l’atlantique commence, une mère cachalot et son petit défilent prés de nous, fabuleux spectacle qui nous émerveille mais réveille tout de même le stress d’une éventuel collision avec un mammifère …
La vie à bord commence à s’organiser, avec Momo à la vaisselle et Gaëlo à la cuisine.
Comme pour la transat aller, la vie est rythmée par la cuisine, la météo et les quarts de sommeil (2 quarts de 3h30 chacun) sans oublier la lecture, quelques films de temps en temps, quelques apéros aussi en jouant aux dés plus un peu de sport pour garder la forme.
Le 3 éme jour, on aperçoit un bateau chaviré, une vedette de pêche à moteur de 7, 8 mètres de long qui nous laisse une drôle d’impression…il n’y avait pas de nom sur la coque et de grandes algues dessous.
Sinon, tous les matins on laisse un petit message à la VHF pour essayer de contacter un éventuel voisin … en vain… On essaye de peaufiner nos techniques de pêche pour tenter d’avoir enfin du poisson, on accroche des poissons volant en plus des leurres, le problème est que ça marche trop bien, les prétendants sont trop gros et nous cassent les lignes, tordent les hameçons ou se décrochent … au bilan on mange les poissons volants …
D’ailleurs, l’un de ceux ci, est passé par le hublot du carré et est rentré dans notre lit, là, j’ai du avouer à Morgane que j’avais une liaison… quelle scène …

Nous commençons à croiser des physalis tous les jours, ce sont des méduses violacées avec une protubérance gonflée d’air qui les font flotter et se déplacer avec le vent.
En pleine nuit, au beau milieu de l’atlantique, nous croisons de prés un voilier anglais qui nous contacte par VHF, la conversation s’est vite achevée vue notre niveau d’anglais …On est pitoyable de ce point de vue… si nous avions eu plus de vocabulaire nous aurions pu leur expliquer que leurs feux de route tricolores étaient montés à l’envers !!!
Plus on approche des Açores, plus nous voyons des mammifères, deux énormes baleines avec de gros geysers, deux plus petites, des globicéphales, de nombreux dauphins mais aussi deux petites tortues à écailles.
Durant deux journées, le spi fut hissé, mais malheureusement l’anticyclone c’est stabilisé au sud Ouest des Açores et nous n’avons pas pu en profiter davantage, en revanche, les 4 dernières journées furent bercées par le ronronnement du moteur… youpi…d’ailleurs, à 100 milles de Faial, un voilier en panne de gazoil chinait celui ci à droite et à gauche…heureusement pour lui que la zone de convergence qu’ait le port de Horta, a regroupé de nombreux voiliers qui lui ont cédé quelques litres. Juste a l’heure de l’apéro, on distingue le mont Pico et Faïal, allez hop, rhum pour tout le monde !!!
Il fait presque nuit quand nous nous préparons à déguster un délicieux cassoulet que Marco et Steph nous ont offert pour le voyage, toudebon.
Durant les derniers milles de l’approche l’odeur humide de la terre nous envahit.
Les amarres sont enfin passées au quai le 4 juin à 4 heure locale, nous qui rêvions d’une nuit de 8 heures de sommeil, nous n’en aurons que 4 car nous devons dégager du ponton gazoil au petit matin…
Nous avons donc passé 18 jours en mer sans avoir plus de force 5 mais avec un total de 7 jours de moteur. (En arrivant au ponton il ne nous restait que 10 litres de gazoil…)
La traversée fut marquée par un temps très calme, une grosse dose de livres ingurgités, de bon petit plats cuisinés et la vision féerique des baleines parmi les ondulations de la mer qui faisaient penser à des dunes.
Malgré qu’elle ait duré plus longtemps, cette traversée retour est passée plus rapidement que l’aller. On a hâte de découvrir les Açores…

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Du 4 juin au 21 juin

Nous voilà donc à Horta, le port est en pleine effervescence avec la transhumance de nombreux voiliers en provenance des Antilles, du coup, le port est bien animé.
Les équipages se retrouvent ou font connaissance ce qui provoque quelques attroupements dans les bars ou sur les bateaux … Le café Peter Sport est victime de sa renommée et ne désemplie pas (soit dit en passant la bière y est plus cher qu’ailleurs…)
De petits groupes d’artistes amateurs (ou armateurs) se forment sur les quais pour immortaliser leur passage et satisfaire la tradition en laissant une peinture. (Cela va de la simple signature à l’œuvre d’art.)
Nous aussi on a laissé notre trace …
Une belle dépression approche alors nous tentons de partir vers Terceira avant le coup de vent … au bout de 4 heures on renonce devant la houle croisée, le courant et le vent dans le nez … on a pas envie de « souffrir »… les autres voiliers partis en même temps que nous,font aussi demi-tour.

Nous retrouvons Bernard que nous avions croisé à St. Martin et décidons de partir à la découverte de Pico en prenant le bac en laissant le Thélis à l’abris dans le port.
Pico, comme toutes les îles des Açores est marqué par un contraste de couleurs entre la pierre volcanique et le patchwork des champs verdoyants, des vignes et des forêts. Les maisons en pierre sont en pierre …si si … les fleurs sont fleuries, les gens sont gentils, et d’une étonnante hospitalité. Par contre, le mont Pico est resté planqué dans les nuages (recouvert d’un chapeau blanc bien épais, dixit Morgane … )

Les voiliers arrivés pendant ou à la suite du coup de vent ont tous subi des avaries, des génois déchirés, un mat cassé et parmi eux, un voilier les a accumulé: génois déchiré, enrouleur de trinquette tombé, safran cassé et moteur HS … on avait mal au cœur pour eux …
Nous partîmes par le bac à 5 français pour découvrir Sao Jorge, et par un prompt renfort nous revîmes à 5 plus 3 fromages. Un petit arrêt dans un restau nous a rempli la panse de soupe de poisson, en fait de soupe nous avions un bouillon avec du pain, des éperlans fris, des bouts de poissons, des patates, du vin rouge, du café, le tous à volonté pour 5 € … un régal.
Sinon les paysages sont toujours fabuleux, surtout la Faja da Caldeira avec ses falaises a pic descendant sur une langue de terre accessible uniquement à pied et habités par des hippies et des ermites plus quelques surfeurs de passage. L’ambiance sur l’île est authentique, avec deux vaches pour un habitant, les chevaux transportent encore le lait vers les fromageries.

La météo se calme et nous nous dirigeons sur Terceira avec le Thelis, en arrivant vers 23h à Angra de Héroismo on fait escale sur un ponton désert. La ville classée au patrimoine mondial mérite le détour avec ses rues pavées, ses maisons et églises de toutes les couleurs, l’entourage des fenêtres noir contraste avec les couleurs lumineuses des façades.
Le samedi soir c’est la fête, toute la ville est dans la rue pour assister à la traditionnelle Taurada, qui consiste en un lâcher de taureaux dans la rue, les hommes « courageux » défis la bête devant la foule en délire … tatatin… il n’y a pas eu de blessés mais tout le monde en attendait… heureusement il n’y a pas de picadors ni torero sabré.
On a retrouvé Bernard et 2 routards français pour une randonnée et un tour de l’île. On en a encore eu plein les yeux de la verdure et des collines ondulantes. Les fumerole de soufre nous rappelle que le volcan et juste endormi.

L’heure de l’avion de Morgane approche nous rentrons donc sur Horta. Et oui Morgane retourne travailler à La Rochelle et moi je me réjoui…heu… j’ai la chance de profiter encore des Açores avec Doudou qui ne va pas tarder.

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