Dernier stage en Gwada début mars 2020

Jérôme et Sarah reviennent !, des habitués de Yakapartir pour avoir fait entre autres les Açores et les Canaries avec Gaël lors de ses précédents voyages. Ils ne s’étaient pas vu depuis 10 ans !!! Ils sont autonomes maintenant mais là ils en profitent pour revoir Gaël et faire un gallon d’essai aux Antilles avant de peut être louer ici  l’année prochaine !

Et hop, le 2 mars, c’est parti pour Marie Galante. Le temps est changeant, vent pas trop fort, nous tirons quelques bords jusqu’à la jolie anse Canot que l’on touche avant la nuit. Il n’y a que 3 voiliers atour de nous, ça nous change de Saint Louis un tout petit peu plus au sud où ils sont facilement plus d’une centaine !! Le lendemain, nous profitons du paysage, moi à terre en randonnée, Jérôme et Sarah partent avec Gaël en snorkeling. Nous nous retrouvons pour un pique-nique à la plage avec un joli point du vue entouré de nature. Nous partons ensuite pour Saint Louis, admirer le coucher de soleil chez Henri, le bar restau concert incontournable du site !

Ensuite, direction le bourg des Saintes, nous arrivons par chance à trouver un corps mort pas trop loin de la terre ! Ce qui nous évite un mouillage à l’écart du bourg ! et oui ici pas le droit de mettre l’ancre n’importe où ! Impeccable, moi je file à terre pour aller voir Françoise ma prof improvisée en crochet, j’ai des conseils à lui demander. Nous terminons la journée en mangeant à terre, ce ne sont pas les bon petits restaurants qui manquent au bourg!!

Nous apprenons que Cédric, un nouvel équipier, nous rejoindra pour la
deuxième partie du séjour. D’un commun accord nous nous donnons rendez-vous à Pointe Rose le lundi suivant. Pendant ce temps là, nous profitons de l’archipel des Saintes en faisant le tour complet de Terre de Bas, avec une pause à midi à l’anse à Dos. La baie est déserte, seuls au monde nous profitons de l’eau claire (on voit le fond à plus de 10m !) et du calme. C’est magique ! un joli snorkeling où Gaël entend le chant des baleines !

Il va nous falloir faire le plein d’eau sans aller dans une marina, donc à coup de bidon et d’annexe. Et oui, de ce côté là de l’île, Basse terre, c’est mouillage ou mouillage! Hop, nous partons pour Petite Anse, l’eau est à disposition et potable dans les sanitaires/douches de la plage. Nous croisons beaucoup de tortues que Jérôme et Sarah ont du mal à voir… Faut dire elles sortent leur petite tête de l’eau mais jamais pour très longtemps. Et nous sommes du bon coté de l’île pour les couchers de soleil !

Samedi, objectif plongée bouteille à Malendure pour Jérôme et snorkeling dans l’aquarium naturel de l’ilet Pigeon pour nous autres. Nous en profitons pour faire l’avitaillement à la ville de Pigeon. C’est au tour de Jérôme et Sarah de partir en randonnée. En Basse Terre c’est forêt, rivières et cascades, ils en sont revenus plein de boue, jusqu’aux mollets!! Mollets, d’ailleurs, qu’ils ont bien sentis les jours suivants ! Hé hé courbatures !…

Au départ, nous avions donné rendez-vous à Cédric à Pointe Rose. Dans le creux des ailes du papillon de la Guadeloupe, autrement dit dans le grand cul de sac Marin côté Basse-Terre. Nous longeons donc la côte cap au nord. Aujourd’hui il y a de la houle et le vent est plus fort qu’annoncé. La route ne va pas être commode: visibilité mauvaise, contre le vent et le courant qui va avec, une belle houle et une mer de vent nous chahutent. La passe n’est déjà pas évidente en temps calme… Petit exercice de carte pour connaître notre ETA, nous arriverions de nuit à Pointe Rose dans un chenal étroit avec peu de fond, sans être absolument sûr d’être protégé de la houle par la barrière de corail. Conclusion: demi-tour!!! Il faut toujours, toujours avoir un plan B, ici comme partout ailleurs!!!

Nous faisons donc halte à Deshaies que Gaël ne reconnaît toujours pas.  Il était venu …il y a 15 ans ! Le village a doublé, le port de pêche a triplé et la population de voilier au mouillage a quant à elle … quintuplé ! Ils étaient que 4/5 à l’ancre à l’époque !..pfff les temps changent.

Cédric, dont ses sacs avaient été perdus entre deux vols d’avion, avait dû décaler d’une journée sa venue à bord. Il finit par retrouver ses bagages et arrive en même temps que nous à Deshaies, mais pas par le même chemin!!! Nous faisons connaissance les pieds dans l’eau littéralement!! C’est vrai!! Nous avons pris un pot sur la terrasse d’un bar sur la plage et comme il y a une belle houle et que ce jour c’est la pleine lune donc gros coefficient, les plus grosses vagues nous lèchent les pieds jusqu’aux chevilles!! Cédric est au milieu de son voyage qui durera un an, et il prévoit de nous retrouver en tant que stagiaire au Canada. 

Nouvel équipage, nouvel objectif: la Dominique!! Nous redescendons vers les Saintes, à la fois pour couper la route en deux et faire les déclarations de sortie du territoire. Comme souvent de ce côté de Basse Terre, le vent est par rafales, alors nous prenons deux ris dans la grand-voile parce que les rafales sont puissantes mais courtes et entre deux, plus un souffle d’air donc moteur. A la hauteur de Vieux Fort nous commençons à toucher le vent régulier du canal des Saintes. Nous arrivons au Pain de Sucre, nous trouvons même un coffre disponible au ras de la côte, chouette!! Le lendemain nous partons à trois pour faire la clearance ce qui nous impose de faire une belle ballade jusqu’au bourg, avec une vue imprenable sur la baie.  

 

Nous avons beau temps pour la traversée du canal de la Dominique. Nous arrivons à Portsmouth une heure avant le coucher du soleil. Daniel vient nous accueillir et nous placer au mouillage puis nous négocions avec lui une virée à la rivière indienne, un autre lieu de tournage de Pirate des Caraïbes. Daniel nous raconte plein de choses sur la faune et la flore de cette rivière et nous montre aussi les stigmates du dernier ouragan subit ici: Maria. C’est vrai que vu par la mer, nombreux sont les arbres encore debout mais dépourvus de feuilles. Cela fait deux ans mais la nature comme la ville peinent à effacer ce douloureux épisode.

Nous retournons aux Saintes, cette fois-ci à l’ilet Cabrit où nous pique-niquons au coucher du soleil entourés de chats, de poules et de briquettes que nous entendons au loin. Dernière soirée tous ensemble en pleine nature avant de retrouver Pointe à Pitre et sa marina. 

Tout au long de ce stage nous avons suivi l’évolution de l’épidémie de Covid 19 et nous apprenons en arrivant au port que tout le territoire français commencera son confinement le mercredi midi, soit 2 jours après la fin du stage. Jérôme et Sarah prennent leur avion sans plus d’encombres, Cédric, lui, décide de se confiner en Guadeloupe.

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